Le Cirque Boulonné

Noté 4.33 sur 5 basé sur 3 notations client
(3 avis client)

13,00

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Description

ISBN 979-10-97325-23-7 – format 15*21 broché – 280 pages

Deux personnages, musiciens de jazz. Le premier très coloré, 38 ans, rebaptisé Hugo, 1m78, plutôt beau gosse, type caucasien. Le second 36 ans, Federico alias Fred, 1m91, costaud, crépu, front interminable avec poches sous les yeux, sans couleur. Les premiers pickpockets musicaux de l’histoire.
Leur quotidien c’est l’éternel recommencement, la roue de la vie. De jour en jour, ils filent tout droit aux places de la mairie des patelins traversés. Valse, picole et rigolade. La trilogie provinciale. Le boulot de musicos-tapeur c’est pour le jambon-beurre, la vodka, le chichon et les filles. Alors pourquoi pas un vol chez des châtelains ?

 

 

Informations complémentaires

Poids 0.420 kg

3 avis pour Le Cirque Boulonné

  1. Note 4 sur 5

    Philippe

    Le « Cirque Boulonné » suit une trame qui s’éclaircit à son terme alors que ce roman perdra son lecteur à maints moments dans des histoires qui, déjà, se suffisent à elles-mêmes.

    Sven PAGOT a écrit un road trip atypique qu’on ne lâche pas facilement. La séduction réelle provient de la passion musicale du personnage principal, mais aussi dans une envie de se dénudé. L’unité narrative est celle d’une trajectoire hasardeuse et sanglante d’un européen qui réussit un peu hasard à abandonne son insupportable quotidien. Ce misanthrope des temps modernes se perdra pour arriver là où il DEVAIT arriver. Un destin qui s’accélère à coup de sexe, de haine, de déprime, d’alcool et de coups de baguette magique musicaux.

    On ressent que l’auteur devait écrire ce premier roman aux tonalités sincères. On n’est pas certain que le plan, comme le destin de ce musicien, était tracé d’avance. Cela donne une fraicheur à la lecture. Il est pensable que ce texte répond à une tentation autobiographique pudique qui trouverait à s’exprimer dans la vérité romanesque.

    Qui ne connait pas l’Equateur, aura envie de se rendre sur cette plage face au Pacifique, lieu du dénouement. Là vivent des « sans couleurs » oubliés par l’histoire, mais encore une fois rattrapés par la Colonisation. Cette fois-ci, ce sera celle, celle sans aucune loi, des narcotrafiquants.

    Ce bouquin qui n’a pas été écrit pour plaire, trouvera son public. Le plus remarquable sera, au-delà de toute la noirceur égoïste et amorale du narrateur, de deviner la pureté de son cœur. Vous verrrez …

  2. Note 4 sur 5

    Stephane

    Cher Sven,

    J’ai pris bcp de plaisir à lire ton ouvrage et de retourner sur les routes équatoriennes.

    Voici ce que je dirais :

    Une écriture exigeante qui demande de la concentration pour en savourer toute la poésie, l’ironie et l’humour. Bien documenté, ce roman sort du conformisme ambiant et mérite vraiment de sortir de la clandestinité !

  3. Note 5 sur 5

    Sandrine

    Chapeau bas l’Artiste ! Encore une fois Bravo ! Je me suis régalée en lisant ce roman. Quel bonheur de retrouver l’esprit vif et acéré de Sven et des petits bouts de vie quotidienne en Equateur, petit pays aux paysages et réalités très contrastées….
    Le style est recherché et drôle, et fait penser à l’écriture de Céline et à Henry Miller pour le franc parler et la cocasserie, et la recherche du mot juste. Au niveau désillusion et détachement, on y trouve également des résonnances de Houellebecq, en plus raffiné.
    Le héros de ce roman présente un dégoût pour la société française raciste, aseptisée et abrutie par la télévision et le conformisme. Jolies trouvailles lexicales avec « la Rance » pour désigner le pays des Droits de l’Homme et les « Sans Couleurs ».
    L’écriture est dense et l’intrigue nous maintient en haleine jusqu’au bout !
    Vivement ton prochain roman « Panita » ! 😊

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